Notre gestion

Le territoire de gestion de notre A.A.P.P.M.A. se trouvant « à cheval » sur la partie Sud-Est du Parc National des Ecrins et la partie Ouest du Parc Régional du Queyras, nos cours d’eau bénéficient d’une bonne préservation et la qualité du milieu aquatique est restée dans son ensemble correcte.

La gestion de nos cours d’eau et de nos poissons a notamment été tributaire d’évènements survenus en juin 2000 sur le Guil. A la suite d’une crue très importante et dévastatrice de ce dernier, nous avons, en concertation avec la Fédération Départementale et l’ONEMA (devenu AFB – Agence Française de la Biodiversité) , décidé de ne plus introduire de truites dans ce torrent et de suivre de très près l’évolution des « poissons rescapés ».

Parallèlement, des travaux ont été effectués pour réhabiliter des zones de frayères rendues inaccessibles par la crue.

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En quelques années le Guil a retrouvé une population de truites tout à fait normale ! Une étude génétique effectuée sur ces poissons nous a montré que, tous sont d’une souche méditerranéenne spécifiée, puisque nés dans cette rivière.

Ces truites de souche méditerranéennes sont magnifiques et parfaitement adaptées car elles ont « enregistré » pendant des millénaires les caractéristiques spécifiques de leur milieu de vie. Forts de cette expérience et ayant eu déjà des exemples dans d’autres bassins hydrographiques voisins, nous nous appliquons, quand cela est possible, à tendre vers une gestion patrimoniale de ces truites farios de souche sauvage .

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Cette gestion consiste à faire en sorte que la densité de ces poissons sauvages soit au maximum par rapport à la capacité d’accueil du torrent, ceci, en améliorant la capacité de circulation des poissons (effacement de seuils infranchissables).

Mais aussi :
– en identifiant et réhabilitant (si nécessaire) les zones de frayères
– et en luttant contre tous les facteurs ayant un impact négatif sur la qualité de l’eau et du milieu aquatique en général (dysfonctionnement de l’assainissement, pollutions chimiques, assèchement de zones humides…).

Quand ce mode de gestion est possible et appliqué, on se rend compte :

– d’une part, que les décennies d’alevinage n’ont pas du tout « pris », car les truites atlantiques de pisciculture  introduites n’ont pas « pollué génétiquement » les sujets autochtones et pour cause, nos milieux montagnards méditerranéens sont très difficiles et spécifiques.

– d’autre part, on s’aperçoit que les secteurs en gestion patrimoniale sont ceux qui possèdent la densité en poissons la plus importante.

Quand cette gestion n’est pas possible (milieu trop dégradé, absence de truites de souche), nous effectuons une gestion halieutique en lâchant des truites surdensitaires ( arc-en-ciel maillées).
C’est le cas dans le Guil en aval du barrage de la Maison du Roy, au « Simoust » où les lâchers d’eau engendrés par l’exploitation du barrage, perturbent le milieu.

Nous effectuons aussi des lâchers de truites surdensitaires dans les plans d’eau à forte pression de pêche (lacs de Vars Napoléon et Peyrol, de St.Crépin et de Sainte Anne à Ceillac, ainsi qu’au Plan d’eau d’Eygliers).

 

jj

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